Macrobiotique
Un article de Encyclopédie de la Relaxation et du Mieux-Etre.
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La macrobiotique : une voie universelle de liberté
Contrairement à toutes les idées véhiculées par une rumeur publique mal informée ou désinformée, la macrobiotique est la façon la plus libre, la plus intéressante et la plus juste de réaliser sa vie. Il ne s’agit pas d’une nouvelle thérapeutique diététique applicable occasionnellement comme une cure de remise en forme, mais bien un mode de vie complet, basé sur la compréhension des lois de l’univers.
Origine
Pour bien comprendre la macrobiotique, revenons à la création du monde, au commencement. L'énergie vitale appelée Ki émerge de l'UN indifférencié, sous la forme de deux forces polarisées que nous appelons yin et yang et qui sont à l'origine de toute vie sur terre. Ces deux forces sont invisibles, on ne peut en connaître que les manifestations. Ce sont les deux bras de l'univers.
Cette polarisation de l’univers crée le magnétisme, puis l’énergie : l’expansion yin créant l’espace, le froid et l’obscurité et la contraction yang créant le temps, la chaleur et la lumière. Par leurs mouvements alternés elles génèrent la vie des particules, des protons et des électrons, puis des éléments : étoiles et planètes, puis des végétaux, des animaux et enfin l’homme. (voir tableau annexé).
Ces deux forces alternées se retrouvent dans tout ce qui est vivant. Le meilleur exemple en sont les battements du coeur. Ecoutez-les : yin = expansion, suivi de yang = contraction et ainsi de suite : la vie est là. L’univers n’est qu’un grand coeur qui bat : écoutez les étoiles, les constellations, les galaxies qui battent la mesure. Écoutez la danse de l’univers. Une danse ordonnée, selon yin et yang. Si vous parvenez à intégrer au fond de votre âme ce mouvement perpétuel de la vie, vous aurez saisi le fondement de la macrobiotique.
G. Ohsawa, le père fondateur de la macrobiotique a nommé ce phénomène de création Principe Unique. Il est dit Principe Unique car il s’agit d’un seul principe dont découlent toutes les lois auxquelles sont soumis les phénomènes de l’univers. Ce principe est un monisme polarisable, c’est-à-dire une énergie unique présentant deux aspects, d’où son nom de monisme polarisable : le monisme, à l’opposé du dualisme séparatiste, est un système dual unifié où il n’y a qu’une seule réalité, mais ce monisme est polarisé, c’est à dire qu’il a deux pôles : le pôle yin et le pôle yang. Tous les aspects de l’univers sont soumis à cette loi, tout depuis la création du cosmos jusqu’à la composition d’un morceau de musique, la vie et la mort de l’être humain, la croissance des plantes, nos joies et nos chagrins.
Intégrer la compréhension de ces deux forces à la vie de tous les jours, les appliquer consciemment dans tous les domaines de l'existence est la base du mode de vie macrobiotique. 
Les principes de base
En macrobiotique, l’intégration de yin et yang est appliquée à tous les aspects de la vie : à l’alimentation, à l’habitat (feng shui), à l’astrologie (ki des 9 étoiles) à la guérison (acupuncture, massages shiatsu), aux arts martiaux, également à l’étude de l’histoire et des sciences. Ce mode de vie s’applique à voir dans chaque chose son double aspect opposé et complémentaire comme le jour et la nuit, l’homme et la femme, le mal et le bien, etc. Ainsi les événements sont relativisés et considérés d’un point de vue plus général, sans contradiction ni dualisme : nos ennemis sont nos meilleurs amis, la maladie est le début de la guérison, et ainsi de suite.
La macrobiotique est donc un Art de Vivre basé sur le mouvement dynamique de l’ordre de l’univers. Si nous “suivons la vague” et si nous nous coulons dans cet ordre de l’univers, alors nous avons une vie pleine, heureuse et aventureuse. Puisque ces lois s’appliquent à tous les êtres de la création, elles concernent également l’homme. Se couler dans ces lois signifie comprendre que nous sommes totalement issus de notre environnement et que nous en dépendons. L’observation de la nature et de ses règles peut nous appuyer dans cette démarche.
La macrobiotique s’applique aux différents aspects de la vie. Elle n’est ni une secte, ni une religion, ni un parti politique et elle n’appartient à aucun groupe. Il n’existe pas d’association ou de communauté constituée. Quelques personnes donnent des cours de cuisine, expliquent les principes philosophiques et enseignent des disciplines annexes comme le shiatsu, l’astrologie, le feng shui.. Elle est avant tout une approche individuelle, librement consentie. En aucune façon, en macrobiotique des directives ou des comportements sont imposés ou même seulement conseillés. La macrobiotique offre des outils aux individus pour assumer leur vie. Elle nous apprend à développer avant tout notre intuition pour nous permettre de faire les meilleurs choix en toutes circonstances.
L’alimentation macrobiotique
Aucune entreprise humaine ne peut être menée à bien si l’individu ne possède pas une bonne santé, nous rejoignons ici l’axiome grec “mens sana in corpore sano”. C’est pourquoi , nous mettons l’accent sur l’alimentation, qui est la base de notre santé et de notre bien-être, d’où sont issues nos capacités à faire face aux défis de la vie.
C’est dans la diététique macrobiotique que le principe unique sera appliqué et se montrera d’une grande efficacité pour maintenir notre santé et nous préserver des maladies. C’est pourquoi, dans le choix de la nourriture, nous ne nous basons pas sur la valeur calorique ou la spécifité chimique des aliments, mais sur leur valeur énergétique selon yin ou yang.
Il faut toutefois bien comprendre qu’on touche à quelque chose de sacré lorsqu’on remet en question nos habitudes alimentaires. Tout ce qui touche à la nourriture s’apparente au lait maternel et à la mère, donc est considéré comme intouchable et tabou. De plus, en remettant en question l’alimentation, on s’attaque aux structures sociales de notre société . Qu’est-ce qui rapproche plus qu’un bon repas pris en commun, qu’un bon pot-au-feu ? En décidant de manger selon certains principes habituellement rejetés par notre société, nous risquons de nous marginaliser et de nous exclure socialement. Tout changement dans les habitudes alimentaires sera donc abordé avec prudence, tact et psychologie et sans devenir tyrannique avec son entourage. C’est pour ne pas avoir pris en compte cet aspect que la macrobiotique est fréquemment rejetée d’emblée avec méfiance, ironie et mépris (ah oui, ces « mangeurs de petites graines ».)
Ceci dit, dans notre société en pleine déliquescence il n’est pas besoin d’être devin pour constater qu’un changement est urgent. Pour que l’être humain change en profondeur il est nécessaire de changer premièrement son alimentation. C’est là un des “miracles” de la macrobiotique.
Pour devenir violent : mangez du sucre et de la viande, pour devenir paisible : mangez du riz et des légumes. Ceci est un peu court, nous en convenons, mais essayez sur vous-même, vous pourrez en constater les résultats. Pour changer l’état de notre société, il est indispensable de transformer l’alimentation de chaque être humain, ce qui amène à un changement d’état d’esprit et de comportement.
Principes alimentaires de base
En alimentation, les principes sont appliqués :
- dans le choix des aliments
- dans la façon de les cuisiner
Choix des aliments :
Dans le but de respecter les polarités harmonieuses de la nature, il est conseillé de ne pas utiliser de produits alimentaires contenant des additifs chimiques, et de donner la priorité aux aliments issus de l’agriculture biologique.
Céréales :
Les aliments principaaux présents à chaque repas, sont les céréales en grains entiers, elles représentent entre 20 et 50% du repas. Les grains entiers sont parfois remplacés par de la polenta ou des pâtes. Les céréales le plus souvent utilisées sont :
- le riz complet
- le millet
- l’orge complet ou perlé
- le quinoa
- le sarrasin.
Le reste du repas est composé de légumes, d’algues, de légumineuses, de produits protéinés végétaux ou animaux.
Légumes :
Selon la quantité de céréales consommées, les légumes représentent entre 30 et 60% du repas. Ils sont préparés suivant une variété de mode de cuisson : ébouillantés, à la vapeur, sautés, en “nituké” ( le nituké est une méthode de cuisson longue sans eau. Les légumes sont revenus avec un peu d’huile, on ajoute un peu de sel et on cuit à tout petit feu avec un couvercle en surveillant). Ils peuvent aussi être consommés crus ou en pickles (choucroute).
Algues :
C’est l’aliment le plus difficile à “avaler” pour les novices. Pourtant les algues sont très riches en en minéraux, en vitamines, en oligoéléments, en calcium et en fer. Elles sont un complément indispensable à une alimentation végétalienne. Si on s'abstient de consommer des algues, le «régime macrobiotique» peut présenter certaines carences, surtout si on renonce à tout produit animal. On trouve des algues sous forme séchées ou fraîches dans les magasins diététiques.
Légumineuses et protéines végétales :
Les légumineuses utilisées couramment sont le soja rouge (haricots azukis), les lentilles vertes ou rouges, et les pois chiches. Les légumineuses devraient toujours être trempées une nuit avant d’être consommées (on jette l’eau de trempage). Elles représentent au maximum 10% du repas. Les protéines végétales sont le tofu , le tempeh (dérivés du soja) et le seitan (obtenu par pétrissage de la farine), elles représentent généralement 10% du repas.
Produits animaux :
La macrobiotique n’est ni végétarienne, ni végétalienne. Elle offre le choix aux individus d’adopter une alimentation carnée ou non, tout en maintenant dans les deux cas, un équilibre physiologique.
Les produits animaux peuvent représenter jusqu’à 30% du repas, mais dans un souci d’équilibre, il est conseillé de ne pas dépasser 10% du repas.
Les produits animaux recommandés sont avant tout le poisson. On pourra également consommer de la viande d’agneau ou de la volaille de qualité biologique dans certaines occasions spéciales. Un oeuf de temps en temps est également possible, il devrait répondre aux mêmes critères que la viande et la volaille.
Les produits animaux à éviter absolument sont le lait et tous les produits laitiers, le lait permet au petit veau de devenir un adulte en 1 année, ce qui n'est pas nécessaire pour l'être humain !!! Le lait de vache est donc fait pour les veaux et n’est pas adapté à la condition de l’être humain, il est de ce fait générateur de divers désordres physiques.
Fruits :
Les fruits sont à consommer avec modération car ils répondent à des critères très yin, expansifs. Ils constituent un bon équilibre dans le cas d’une alimentation carnée mais devraient être évités dans le cadre d’une alimentation végétalienne ou végétarienne. Cependant, dans ce dernier cas, une petite quantité de fruits cuits peut être consommée de temps en temps.
Boissons :
La boisson principale est le thé de 3 ans ou thé bancha. Thé traditionnel des monastères zen Japonais. Le Bancha est issu du théier sauvage. Le kukicha provient des branches et des brindilles laissées séchées pendant 3 ans sur les plants. Le hojicha est composé uniquement des feuilles. Après la récolte, ces thés sont encore légèrement grillés pour éliminer toute trace d’alcaloïde (caféine — théine) . Riches en tanin, en calcium, en phosphore et en Vit. A. ils ont en plus une action bactéricide et désintoxiquante.
D’autres boissons sont le thé vert, séché au soleil, le yannoh qui est un café de céréales composé de riz, azukis, pois chiches, grillés et moulus. On le trouve également sous forme de poudre soluble.
D’autres infusions à base de plantes sont consommées de temps en temps, de même que de l’eau et parfois du jus de pommes, de la bière ou de vin en petites quantités.
Les thés du commerce et surtout le café sont à éviter.
Principes additionnels :
On consomme des fruits et légumes provenant de la même zone climatique dans laquelle se déroule notre existence quotidienne (dans un rayon de 500 km), en respectant la saison biologique naturelle de végétation correspondant à chaque végétal.
Les aliments doivent être utilisés le plus possible dans leur intégralité: grains complets et non raffinés, fruits et légumes non pelés et simplement brossés.
Pour cuisiner, on privilégie l’usage de l’huile biologique de première pression à froid en particulier l’huile de sésame ou l’huile de tournesol. L’huile de lin peut être utilisée de temps en temps pour les salades.
Le sel est du sel marin non raffiné, mais lavé par décantation et débarrassé du magnésium en excès et des nombreuses autres impuretés qu'il contenait, sa couleur est blanche à gris pâle. (sel portugais, sel de Guérande).
Pour édulcorer on a recours aux malts de céréales : malt d’orge, malt de riz, sirop de blé, sirop de maïs, amasaké, sirop d’érable. Toutes les préparations utilisant du sucre blanc ou sucre de canne complet sont à éviter. La consommation de sucre entraîne des carences en nutriments essentiels : vitamines, sels minéraux, fibres. L'organisme se trouve plus vulnérable aux infections et aux maladies du type angines, rhumes etc. Par ailleurs, le sucre crée une acidité importante dans l'estomac .
Nourriture à éviter pour améliorer la santé :
- Toute nourriture issue d’une production industrielle.
- Tous les aliments traités chimiquement.
- Tous les produits contenant des colorants et des conservateurs.
- Tous les aliments raffinés, blanchis ou polis.
- Tous les moyens de conservation autres qu’artisanaux.
- Tous les produits génétiquement modifiés.
- Tous les produits carnés issus d'élevages intensifs, viandes, charcuteries, etc.
- Tous les produits laitiers : lait, fromages, crème, yaourts, beurre, etc.
- Tous les fruits et légumes tropicaux, frais ou secs.
- Les boissons artificielles à base de coca ou gazéifiées.
- Les cafés et thés contenant des arômes et des colorants.
Le principe fondamental dans l’alimentation macrobiotique est la mastication.
Mâchez longuement chaque bouchée. Buvez les solides et mangez les liquides, essayez, c’est la porte de la santé.
Étudiez et pratiquez :
La théorie sans la pratique est inutile, et la pratique sans la théorie est dangereuse.
La quantité tue la qualité, chacun doit trouver la quantité minimum qui lui convient.
L’art culinaire macrobiotique
Le but de cet art culinaire est de transformer, voire de transmuter notre environnement direct issu de la nature, à savoir les minéraux, l’eau, les végétaux et l’air, en plats simples, sains et appétissants. De la subtile alchimie de cette transformation dépend notre santé physique, psychique et spirituelle.
La macrobiotique introduit une notion déterminante dans la préparation d’un repas et dans le choix des aliments, c’est la valeur énergétique universelle exprimée en termes yin et yang. Yin et yang ne sont qu’une abstraction symbolique d’un principe énergétique universel, mais ce qui compte pour une utilisation pratique, c’est l’effet qu’ils produisent sur l’organisme humain.
Lorsque la force yin domine, elle crée un effet d’expansion, de dilatation, de relâchement et de froid superficiel.
Lorsque la force yang domine, à l’inverse, elle produit un effet de contraction, de resserrement, de durcissement et de chaleur intérieure.
La maladie survient lors d’un déséquilibre prolongé par excès de yin ou de yang ou par déficit de l’un ou de l’autre.
Celui qui fait la cuisine est en réalité la personne qui possède le plus grand pouvoir en distribuant santé ou maladie, bonheur ou malheur. Celui qui connaît l’art de la cuisine macrobiotique et de ses transmutations énergétiques a la maîtrise de la vie. Cet art est un art difficile, nous recommandons de suivre des cours de cuisine pour en maîtriser toutes les difficultés. Il serait dangereux de se lancer dans des préparations hasardeuses qui pourrait nuire à votre bien-être.
Pourquoi la macrobiotique ?
Mais quel est le but ultime, de la macrobiotique. Pour quelle raison la diffuser largement :
Bien sûr, son succès jusqu’à maintenant s’est construit sur sa réputation à guérir certaines maladies dites «fatales». Mais ce point de vue est dangereux. La macrobiotique est avant tout préventive dans le domaine de la santé. Elle permet de maintenir une santé et une longévité à toute épreuve. Du reste le titre du Zen Macrobiotique est : « l’art du rajeunissement et de la longévité ». Garder un aspect jeune et vivre longtemps est déjà pas si mal.
Mais la finalité de la macrobiotique se situe bien au-delà de notre bien-être personnel.
Son but est écologique. Si l’application des principes que nous avons mentionnés plus haut était répandue sur toute la planète, alors nous pourrions « sauver la terre ». Les désastres auxquels nous assistons maintenant pourraient progressivement cesser et être corrigés, la santé de l’environnement restaurée.. Le cours des événements pourrait changer dans bien des domaines : le transport des marchandises consommables pourrait diminuer fortement, entraînant une diminution de la pollution due aux transports par camions.
Dans le domaine de la santé, c’est la notion de responsabilité qui serait mise en avant. Quoi de plus responsable que de faire sa propre cuisine pour se maintenir en santé sans l’usage de médicaments ou de traitements médicaux lourds, lesquels seraient réservés à des cas extrêmes et exceptionnels. Comme le dit G. Ohsawa dans le Zen Macrobiotique :«La macrobiotique est plus éducative que curative». A quand l’enseignement de yin et yang dans nos écoles. Il est facile d’imaginer l’impact sur les coûts de la santé (on devrait d’ailleurs plutôt parler des coûts de la maladie !)
Actuellement nous assistons à ce paradoxe : 50% des êtres humains souffrent de malnutrition et 25% de ces mêmes êtres humains souffrent de surnutrition et de tous les problèmes qui en découlent : problèmes cardiaques, rhumatismes, maladies de dégénérescence, obésité, et ils contemplent impuissants les 50% qui souffrent de malnutrition quand ils ne meurent pas carrément de faim. 40.000 enfants décèdent quotidiennement par manque d’aliments. 90 % du soja cultivé est utilisé pour nourrir le bétail, 50 % de la pollution de l’eau est due aux excréments de ce même bétail. En transformant les plantes en viande, 95 % des protéines végétales sont perdues, ainsi que 92 % d'hydrates de carbone et 100 % de fibres. La consommation de protéines animales est responsable pour les 2/3 des décès précoces. Pour 1 kg de viande, il faut 17 kilos de céréales. 1 hamburger = 5 mètres carrés de forêt détruite. Dans ces conditions, adopter une alimentation végétalienne n’est pas seulement une nécessité physiologique, mais un devoir civique.
L’humanité est à bout de souffle soit elle change, soit elle disparaît. A nous de choisir. Par la macrobiotique nous offrons une alternative réalisable.
Lectures recommandées
Thèmes généraux
- Le Zen Macrobiotique par Georges Ohsawa, éd. Vrin (Paris)
- Le Livre de la Vie Macrobiotique, par Michio Kushi, éd. Trédaniel
- La Macrobiotique, Un nouveau monde, une nouvelle vie, Gérard Wenker - Auto-édition
- Histoire de la Macrobiotique à travers les âges, Gérard Wenker - Auto-édition
Livres de cuisine
- Cuisine macrobiotique Guide complet, par Aveline Kushi, éd. Trédaniel
- Mangez bien, mangez sain, par Diana Casal, éd. Hachette
- Cuisinons avec les algues, par Hélène Magarinos, éd. Equilibres aujourd’hui

